samedi 16 mai 2015

Pourquoi ce déchaînement contre la Russie ?



Depuis un certains temps le traitement médiatique infligé à la Russie et à son dirigeant Vladimir Poutine fait plus figure de déchaînement que de véritables informations.
D'emblée il nous faut clarifier les choses, nous ne soutenons pas la Russie en tant que telle, il s'agit ici simplement de remarquer à quel point les informations sont disproportionnées à contrario d'autres Etats. 
Bien sûr que nous pouvons critiquer tel où tel Etat, aucun pays n'est parfait d'un point de vue politique mais il est clair que certaines nations bénéficient d'un meilleur traitement médiatique que d'autres. 

Dès la chute de l'URSS, en 1991, les Etats-Unis avaient tenté de mettre la main sur les ressources naturelles russes. Mais l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine a très vite contrecarré les plans de l'impérialisme américain.
Il est alors simple de constater à quel point les pays ne se pliant pas aux ordres du FMI et de l'OTAN, sont décriés et critiqués à tout bout de champ. Et cependant le président russe n'est ni socialiste, et encore moins communiste, il entend juste défendre les richesses de son pays en ne les laissant pas accaparer par l'occident. 

La Russie fait peur aujourd'hui, pas à cause de son imposante armée, mais bien à cause de son potentiel économique. Le leadership américain est désormais menacé, et laissera sans doute sa place dans quelques années au pays émergents tels que la Chine, le Brésil, l'Argentine, l'Inde où bien la Russie. 
La création par les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) d'une banque de développement destinée à financer les projets des pays émergents illustre ce déclin du monopole américain et des institutions financières telles que le FMI où la Banque mondiale. Cela se rajoutant au fait que les propositions toujours plus libérales de ces financiers ne trouvent presque plus preneur au sein des pays du Sud. A l'image des pays d'Amérique latine qui ont réussi à s'émanciper de cette tutelle. 

La Russie a donc aujourd'hui un poids économique mondial qui, s'il n'est pas comparable à celui de l'URSS en son temps, est suffisant pour obliger les pays occidentaux le prendre en considération. 

Il y a aussi l'épineuse question de l'Ukraine où, là encore on entend à peu près tout et n'importe quoi de la part des médias, dont les versions diffères. 
En admettant que la Russie a peut-être aidé les indépendantistes, encore faudrait-il des preuves concrètes à cet engagement, il ne faut en revanche ne pas perdre à l'esprit que les forces de l'OTAN soutiennent le gouvernement fasciste ukrainien. Ce dernier qui n'hésite pas à bombarder des civils dans les zones de combats au mépris des droits les plus fondamentaux, pourtant les médias n'en font pas part, comme si cela était parfaitement légitime, comme si ces populations ne valaient rien.
De surcroît, alors que nous avons des preuves de l'envoi par la Russie de convois humanitaires destinés aux populations civils, nous avons également des preuves de l'implication militaire américaine et de l'OTAN. 

Pour résumer la situation, les choses sont assez simples, sans tomber dans une posture "pro-russe", tout ce qu'entreprend aujourd'hui la Russie est décrié, tandis que tout ce qui sera entrepris par les américains sera systématiquement glorifié, quant bien même il s'agit d'intervention militaire qui conduisent à la violation de la souveraineté d'un pays où aux massacres de civils innocents au nom de la lutte contre le terrorisme. 
La Russie n'est pas le modèle que nous, militants communistes, aimerions avoir car il faut garder à l'esprit que Poutine reste un homme politique de droite, de plus certaines lois, notamment celles envers les homosexuels ne peuvent être accepter. 
Toutefois il faut reconnaître à la Russie son mérite, d'une part de s'opposer à l'impérialisme américain, et d'autre part de soutenir les pays progressistes, que nous mêmes nous soutenons, tels que l'Argentine, Cuba, le Venezuela, où plus récemment la Grèce. 
Un nouveau monde se dessine sous nos yeux, un monde où l'unilatéralisme américain n'a plus sa place. 

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